Si la raison de la séparation de Patrick Bruel et de sa femme et mère de ses enfants Amanda Sthers n’était jusque là pas connue, l’écrivaine s’est chargée de la dévoiler dans une publication Instagram. Et elle a l’air d’en être encore verte de rage.

 

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Celle qui avait co-écrit l’autobiographie de la défunte star Johnny Hallyday ne supportait plus être étiquetée comme étant seulement « femme de … ». C’est d’ailleurs pour sortir de l’ombre du chanteur émérite qu’elle a mis fin à leur relation. Malgré ça, leurs liens sont restés solides.

« Ce 8 mars, journée de la femme, ma pièce « le vieux juif blonde » a 14 ans. Aujourd’hui ça semble avoir été simple mais monter une œuvre si étrange avec ce titre qu’on voulait me faire changer a été un parcours du combattant », déclare-t-elle, en commentant une photo avec Mélanie Thierry. C’est là d’ailleurs qu’elle fait allusion à son ex-mari sans l’avoir explicitement nommé.

 

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« On nous considérait comme « les femmes de.. » avec Mélanie Thierry. Alors que nous faisions déjà ce métier depuis longtemps et ça me mettait tellement en colère! Jacques Weber nous a regardées comme des artistes et nous avons commencé cette aventure dans la petite salle », s’écrit celle qui veut aujourd’hui que les femmes soient vues comme ce qu’elles font dans leur vie, et non pas seulement des conjointes d’hommes célèbres. A noter que le mari de Mélanie Thierry n’est autre que le chanteur Raphaël.

 

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Ce 8 mars, journée de la femme, ma pièce « le vieux juif blonde » a 14 ans. Aujourd’hui ça semble avoir été simple mais monter une oeuvre si étrange avec ce titre qu’on voulait me faire changer a été un parcours du combattant. Personne ne nous donnait « gagnantes » ni @melaniethierry ni moi. On nous considérait comme « les femmes de.. » alors que nous faisions déjà ce métier depuis longtemps et ça me mettait tellement en colère! Jacques Weber nous a regardées comme des artistes et nous avons commencé cette aventure dans la petite salle du @theatredesmathurins avec l’aide d’ @erwandaouphars Le premier soir Jacques et moi n’osions pas rester dans la salle et nous avons ouvert une bouteille de whisky en attendant la fin de la représentation. Nous écoutions les oreilles collées à la porte pour entendre quelques rires et le rythme de la voix de Melanie… et puis l’enchantement a opéré! Quand la salle s’est ouverte, j’ai vu sortir des gens en larmes qui voulaient me serrer dans leurs bras. Je me souviens bien des mots de @mo_fogiel , de la joie de nos producteurs Zana et Bernard Murat et Jean Louis Livi . Et du sourire de @marinettema qui travaillait au théâtre et avait reçu ce texte par la poste et en plein cœur. Mélanie jouait sa vie chaque soir, j’ai rarement vu un tel engagement sur scène. J’avais écrit ce monologue pour elle après l’avoir croisée dans un ascenseur. Elle était magique. Je connais la difficulté d’être entendue et respectée dans un milieu artistique souvent misogyne. Se battre pour faire produire son projet. Qu’on nous dévisage des pieds à la tête avec un sourire entendu qui dit « ah parce que tu as des choses à raconter toi la petite blonde? », qu’on soit associée à l’homme qui nous accompagne ou au fait que personne ne nous accompagne plus. Je connais les regards déplacés et la peur. Les phrases équivoques. Les moqueries sur un plateau de télévision. Mais sur ma route certaines femmes ont été cruelles et des hommes m’ont aidée, et parfois l’inverse . Il n’y a pas un sexe de « gens bien » comme il n’y pas de gueule de l’emploi. C’est ironique mais en ce jour de la femme, je célèbre un vieux monsieur … blonde ! Soyons féministes #ensemble.

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