Pourquoi Christophe Castaner ne s’est-il pas rendu lui-même à Dijon le 16 juin après les affrontements urbains ? trouvez ci-dessous la réponse.

Les français se demandent, Pourquoi ce n’est pas le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner qui est allé à Dijon mi-juin après quatre nuits très violentes sur fond d’affrontements entre communautés ? En effet, c’est son secrétaire d’état Laurent Nuñez, qui a effectué le déplacement et pris toute la lumière. En fait, c’est étonnant quand on sait que le ministre de l’Intérieur est un homme de conviction, il ne cède pas facilement quand il n’est pas forcément dans la meilleure posture. Alors, selon L’Opinion du 25 juin, ce dernier n’a pas pu s’est déplacé parce que le terrain n’était pas bien sécurisé. Pour le quotidien, il fallait que le premier flic de France fasse sa descente en Côte-d’Or, mais il aurait été alerté de la sorte : « s’il met un pied sur le terrain, des policiers en colère jetteraient des menottes à ses pieds ». Une image qui aurait été « désastreuse », peu de temps avant un possible remaniement.

Pour l’esquiver, il aurait donc décidé d’envoyer son le second sur place. Une opportunité pour Laurent Nuñez de prendre de la lumière pour rien ? Puisque L’Opinion révèle que c’était une fausse alerte. Par ailleurs, aucun syndicat de policiers n’aurait entendu des échos sur une telle opération contre Christophe Castaner. Pour Le journal, il s’interroge si cette rumeur a pu être lancée par les basistes du secrétaire d’État. « Nuñez fait campagne pour prendre la place du calife », tranche un conseiller ministériel.

Un an de divergences ?

Si dans Le Parisien, Christophe Castaner affirme qu’ils préparent et prennent « toutes les grandes décisions » ensemble, L’Opinion dévoile que depuis près d’un an les divergences de points de vue se multiplieraient entre les deux hommes à la tête de Beauvau. Lequel des deux restera en cas de remaniement ? Castaner ou Nuñez ? Ou bien aucun ? Ou bien les deux ? « Si Castaner ne part pas, le remaniement fera pschitt. Mais si Nuñez prend sa place, on rate l’occasion d’une vraie incarnation politique. Le duo est une malédiction : ou bien ils réussissent ou bien ils échouent ensemble », juge un acteur de l’exécutif dans le journal.